mardi 30 novembre 2010

il y a un homme qui attend chez moi


Cet homme, il partira avec le livreur ups. Cet homme, c’est moi qui l’ai appelé, alors je ne le crains pas. Il n’est pas tapi dans l’ombre. Il aime la lumière, c’est un homme, un être humain avant tout. Peut-être boit-il un thé. Peut-être lit-il un livre. Sans doute réfléchit-il à un discours en s'agaçant du désordre. Il est arrivé un peu retard. Je suppose qu’il en avait le droit, puisqu’il me rend service. Ou alors s’est-il dit que s’il attend pour moi, alors je devrais l’attendre aussi, pour que nous soyons quitte. Cet homme, il attend une fenêtre. Pour laisser entrer un peu d’air dans un intérieur qui n’aime rien plus que le courant.
Cet homme, il partira avec le livreur ups.

dimanche 28 novembre 2010

l'homme idéal #2 : dandy, anglais... et gay.

Prétendant : British, dandy, sans doute gay ou asexué,
Objectivement, il est... jeune, gominé, branché, tout droit sorti d’une pub pour lunettes, en somme.
S'il te supérieur à trois assez, il te laissera le coiffer.

Pourquoi est-il l’homme idéal ? Parce que c’est un Anglais, qui a en principe le même accent sexy-mais-plein-de-flegme de James Bond (conseil : cherche ailleurs que dans la banlieue de Liverpool). Il est aussi looké que David Beckham, sauf qu’il ne lui viendrait pas à l’idée d’avoir un strass gros comme une baraque à frites dans l’oreille. Tu pourras lui piquer son manteau beige camel, avoir plein de conseils sur le pantalon qui tombe le mieux sur ton p'tit cul, et il saura prendre soin de ta peau, qui pourtant ne sera jamais aussi douce que la sienne. Si vous restez ensemble un moment, il devrait accuser les signes du temps plus lentement que toi. Parfait si comme moi, tu fais figurer le mot “cougar” dans ton projet d’avenir.
J’en ai vu un dans le RER en rentrant de l’aéroport il y a deux semaines, j’en suis toujours pas remise.

Oui, mais... Attends, j’ai dit “gay”, non ? A moins d’avoir renoncé à la bagatelle ou d’avoir un fuck friend discret, ça risque d’être compliqué d’assouvir tes fantasmes de oh-oui-bascule-moi-tout-de-suite-sur-la-table-de-la-cuisine (ou de oh-oui-bascule-moi tout court, d'ailleurs). Si tu tombes sur un spécimen hétéro, je te laisse le privilège de vérifier - à tes risques et périls - si on peut lui arracher sa chemise violemment parce que oh-oui-bascule-moi-tout-de-suite-sur-la-table-de-la-cuisine-on-s’en-fout-des-taches-de-tomate. Et ça, c'est bien dommage, même pour une chemise à 120€. Surtout qu'elle est juste blanche.

vendredi 26 novembre 2010

liste de noël #1 - girly girl

Youhou ! L'Avent commence en Allemagne ! Je déclare la saison des listes de Noël au matérialisme assumé officiellement ouverte ! Tous les vendredis jusqu'à Noël, vous retrouverez ici-même une petite sélection thématique de mignonetés. Cette semaine... La girly girl, celle qui n'ouvrira jamais un blog beauté, mais qui aime quand même sentir bon.


 Le parfum Sex Pistols.
Coup de coeur de fille qui n'aime aucun parfum ou presque.

Une paire de Chie Mihara. N'importe laquelle. Taille 39,5/40. Merci.

Les gants Union Jack - Haut les mains ! d'Annabel Winship,
parce qu'ils iraient quand même extrêmement bien avec mes duranduran.

Un sautoir grue du Japon en argent.
La grue du Japon, mon pliage fétiche. L'argent, ma matière fétiche.
What else ?

 Je n'expliquerai pas ici ce qu'est un pearl necklace,
histoire de préserver l'innocence de ceux qui l'ignorent.
Disons simplement que c'est le nom de ce fort charmant
bijou en argent créé par Leah Piepgras.

L'idéal de Lancel, parce que cette pochette raffinée, luxe et rétro porte bien son nom,
et donc que je suis toute love de ce truc hors de prix.

... Last but certainly not least, l'arrivée de Inglot en France.
La marque polonaise conjugue qualité tip-top + petits prix + choix énorme. Compter toutes les couleurs et formules de maquillage prendrait bien 3 vies. En plus, le système de palette à faire soi-même offre plus de possibilité que chez n'importe quelle autre marque. J'en peux plus de dévaliser les lieux à chaque fois que je suis en Pologne et de me faire livrer des faux-cils en plumes d'un magasin à l'autre par coursier. Je veux et j'exige la possibilité d'investir dans du fard crème parfait quand bon me semble. En plus, ils sont déjà partout sauf dans l'Hexagone.


En attendant de retrouver vendredi prochain pour la liste geek'n gadget,
faites part d'idées pour compléter celle-ci !

dimanche 21 novembre 2010

l'homme idéal #1 : rodriiiiigoooo (y gabriela)

Les copains, j'ai eu une nouvelle trop top trop bonne idée pour me motiver à écrire. Je vais parler de trucs de pétasses. Plus précisément, chaque dimanche, au lieu de boire du thé en regardant la neige, j'essaierai de répondre à cette question e-xi-sten-tielle que l'on se pose toutes (et tous ? sait-on jamais.) depuis qu'on a vu Ariel sacrifier ses écailles pour un homme, Aurore se faire réveiller par un prince plein d'épines, et Eva Longoria divorcer de Tony Pi :

But who are you, the homme idéal ?
(I really want to know... whoooo are you, who who who who)



Prétendant : Rodrigo

Objectivement, il est...
Guitariste de grand talent, mexicain, et a joué à la Maison Blanche.

Pourquoi est-il l'homme idéal ?
La transe commence quand Rodrigo touche sa guitare. Cet homme est un virtuose. Il a créé un style au croisement de la musique latino, du rock, du jazz, et du métal. Ce qu'il fait avec ses doigts  (if you see what I mean), c'est... indescriptible ! Vendredi soir, au Zénith, il a communiqué une telle énergie sur scène, il a semblait prendre tellement de plaisir à le faire, que je n'ai pu qu'être conquise. J'ai un deuxième rendez-vous avec lui le 1er décembre, et j'ai incroyablement hâte !

Oui, mais...
... Rodrigo a une collègue, Gabriela, guitariste elle aussi. Toute aussi talentueuse que lui, tellement investie dans son travail qu'ils ont dû annuler des dates aux Etats-Unis parce qu'elle avait au bras des contusions qui risquaient de l'empêcher durablement de jouer. Gabriela a l'air d'une frêle jeune femme, elle joue en fait de la guitare encore plus physiquement que Rodrigo, elle est toute aussi talentueuse, et doux Jésus comme elle est choupi quand elle parle français avec sa mignoneté espagnole en affichant un gigantesque sourire. Il faudra donc accepter que l'homme idéal passe toutes ses journées avec une femme.

Allez, sans rancune.

jeudi 18 novembre 2010

tiramisù breton.

Cela fait bien longtemps que je n'étais pas passée sur mon propre blog... parce que je me consacre en ce moment à ma passion première : la cuisine (il fut un temps où j'avais un blog casserole, you see). Tant et si bien que face à mon acharnement fournesque, une âme charitable m'a déposé l'autre jour un livre ne parlant que de ma nouvelle lubie : le tiramisù. Lecturation, inspiration, création.


Liste de courses pour 6 personnes :
400g mascarpone
4 oeufs
20cL de crème liquide
50g de beurre salé
170g sucre
20 sablés bretons
(3 pommes en option)


Découper les pommes en quartiers, puis en fines tranches. Faire chauffer à feu doux trois cuillers à soupe d'eau, une cuillers à soupe de sucre, laisser fondre le sucre, puis mettre les pommes dans la casserole pour en faire une compotée. Elles devraient se colorer légèrement, devenir fondante, mais sans que les morceaux ne se décomposent. Egoutter légèrement et laisser refroidir.
Emietter grossièrement les biscuits.
Dans une petite casserole, faire chauffer à feu vif trois cuillers à soupe d'eau avec 120g de sucre pour obtenir un joli caramel doré.
Retirer du feu, incorporer la crème fraîche et le beurre, puis remettre sur le feu et porter à ébullition en mélangeant. Le caramel au beurre salé doit être bien homogène.
Tant que le caramel est chaud, le mélanger aux biscuits émiettés puis répartir la mixture au fond d'un moule.
Ajouter les pommes sur le fond de biscuits, réserver.

Dans un bol, faire blanchir les jaunes d'oeufs et le reste de sucre. Incorporer le mascarpone.
Dans un saladier préalablement mis au frais (pas forcément, mais c'est plus simple), battre les blancs d'oeufs en neige bien ferme.
Incorporer la crème au mascarpone dans les blancs sans les écraser, puis verser la crème dans le moule (sur les pommes, pour ceux qui n'auraient pas suivi !).

Réfrigérer au moins quatre heures et déguster à même le moule avec plein de potes !!!

jeudi 4 novembre 2010

wednesday is the new sunday


Mon horloge interne a subi un gros destructuring. On m'a appris qu'une semaine avait cinq jours ouvrés suivis deux jours de grasse mat'. J'ai toujours cinq jours ouvrés, entrecoupés de trois jours de grasse mat'. (Et je sais compter). La faute aux jamais-plus-de-vingt heures de cours hebdomadaires réparties sur six jours. Je ne fais même plus de semaine complète, mais deux mini-semaines séparées par deux mini-weekends. Bref, cette année marque le retour dans ma vie de cette chose que je n'ai jamais comprise dans le système scolaire français : le mercredi. Petite, je le trouvais fun, amusant et même plutôt sympa tant qu'on ne me forçait pas à le gâcher en activités sportives. Ado, je ne comprenais pas très bien à quoi servait un mercredi après-midi libre, si le samedi matin était pris par d'obscurs cours sur la reproduction des plantes. J'étais plus ou moins débarrassée du jour des enfants depuis le début de mes études. Horreur, le revoili, le revoilou, le revoilà. My bête noire est back, plus terrible et inoccupée que ever before.
Mes mercredis ont une gueule de week-end. Que dis-je, mes mercredis ont une gueule de dimanches.
Tu vois le dimanche de base ? Le kit dimanche classique : tu te lèves trop tard ou trop tôt, jamais vraiment à l'heure, il pleut, tu mets un truc à mi-chemin entre le pull et le plaid polaire que si une blogueuse mode te voyait dedans, elle te foutrait un PV de la fashion police, tu bois de la camomille, tu as cette coupe de cheveux que si une blogueuse beauté te voyait avec, elle te traînerait chez Toinou&Gilles. Bref, tu as 70 ans, sauf que tu as des trucs à faire, donc tu déprimes de ne pas les faire, tu les fais en fin de journée, donc tu vas au resto excessivement tard parce que ton frigo est vide, et en bonus tu es déjà un peu dans la semaine qui démarre le lendemain,  et tu te rappelles tristement que l'abus de vin colle la xylostomatite.
Dis-toi que c'est pire de ne rien faire le mercredi. Tu es crépusculo-larvaire à côté de tous les gens qui ont un programme construit.
Dis-toi que le calvaire-camomille, pour moi, c'est deux fois par semaine.
Et bon lundi à tous.